
Cette année, grâce à un partenariat avec Gamescom, Afrogameuses a permis à deux membres de notre communauté de bénéficier du Gamescom Scholarship Program et de participer à Gamescom dev et Gamescom 2026 à Cologne.
Le programme vise à faciliter l’accès à l’industrie pour des talents issus de communautés sous-représentées et marginalisées à travers le monde. Après avoir accompagné plus de 400 bénéficiaires avec plus de 40 partenaires internationaux lors des éditions 2024 et 2025, le scholarship combine préparation en ligne, accès aux événements et opportunités de networking professionnel.
Pour cette édition, Lidia Loubelo, alias AmbiantOcclusion, 27 ans, étudiante-chercheuse, game writer et narrative designer, et Line Camara, 26 ans, 3D artist trainee, ont représenté la communauté Afrogameuses.
Se préparer avant même d’arriver à Cologne
L’expérience a commencé plusieurs semaines avant Gamescom.
Dans le cadre du Scholarship Program, Lidia et Line ont pu participer à des présentations et sessions de préparation en ligne destinées à les aider à tirer le meilleur parti de leur venue : comprendre l’événement, préparer leurs rencontres et aborder plus sereinement l’un des plus grands rassemblements internationaux de l’industrie.
Une fois sur place, elles ont pu découvrir deux facettes complémentaires de l’événement : Gamescom dev, tournée vers les professionnel·les avec ses conférences, tables rondes et workshops, puis Gamescom, avec ses espaces professionnels et grand public.
Pour Line, cette dimension internationale était justement l’une des principales motivations du voyage :
« La Gamescom m’a principalement attirée pour découvrir la perspective des développeurs et développeuses du monde entier, afin d’avoir une vision plus globale de l’industrie et de ne pas me limiter au cadre français. »
Lidia connaissait déjà Gamescom pour avoir participé à l’édition grand public en 2023. Après avoir entendu parler des rencontres et opportunités offertes par Gamescom dev, elle souhaitait cette fois-ci découvrir davantage la dimension professionnelle de l’événement.
Des conférences aux rencontres professionnelles

Parmi les éléments qui les ont le plus marquées : la diversité des conférences et des profils rencontrés, mais aussi la facilité avec laquelle les échanges peuvent se créer entre étudiant·es, juniors et professionnel·les plus expérimenté·es.
Lidia a particulièrement apprécié les conférences plus théoriques, directement liées à ses recherches, tout en découvrant des formats plus interactifs comme les workshops et tables rondes.
Mais c’est aussi l’accessibilité des personnes présentes qui l’a surprise :
« Je suis encore étudiante, alors je me sens toujours illégitime à parler à des gens déjà bien installés dans l’industrie. Mais eux vont venir vous voir sans aucun problème ! »
Line retient elle aussi cette ouverture et la sincérité des échanges. Elle a particulièrement apprécié de pouvoir rencontrer des créateur·ices venu·es de différents pays et disciplines, réuni·es par une même envie de créer et de partager autour du jeu vidéo.
Dans un contexte professionnel difficile, elle a également été marquée par la manière dont des vétérans de l’industrie ont abordé ses transformations : sans minimiser les difficultés actuelles, mais en partageant aussi des solutions et des perspectives concrètes, notamment à destination des profils juniors.
« J’ai fortement apprécié que des vétérans soient honnêtes sur l’état actuel de l’industrie, mais proposent des solutions concrètes, au lieu de tomber dans la fatalité ou de faire culpabiliser les devs, surtout juniors, de ne pas en faire assez. »
Trouver sa place dans l’industrie
Au-delà des contacts professionnels et des connaissances acquises, l’un des enseignements les plus forts de cette expérience concerne la confiance et la capacité à se projeter dans l’industrie.
Pour Lidia, les discussions à Cologne ont notamment permis de répondre à une question qu’elle se pose encore régulièrement : celle de sa légitimité dans le secteur.
« Beaucoup de personnes m’ont confortée dans l’idée que j’étais à ma place dans cette industrie. Malgré son état actuel, on sent qu’il y a quand même des solutions et qu’on est tout à fait légitime à y être. »
Pour Line, l’expérience a fait évoluer sa vision de son futur métier. Son ambition n’est plus seulement de devenir la meilleure artiste 3D possible, mais de continuer à apprendre, contribuer à des projets collectifs et créer des jeux capables de toucher les autres.
Elle souligne également l’importance des communautés et réseaux qui l’ont accompagnée dans son parcours, parmi lesquels Afrogameuses, et qui lui ont permis d’accéder progressivement à ce type d’opportunités.
« Je n’ai jamais eu l’impression de devoir lutter pour avoir ma place : elle m’attendait tout simplement. […] Je veux contribuer avec les autres, apprendre par passion sur mon parcours et faire des jeux qui touchent. »
Ouvrir l’accès aux espaces où se construit l’industrie
Ces témoignages illustrent pourquoi les partenariats de ce type sont essentiels pour Afrogameuses.
Favoriser davantage de diversité dans le jeu vidéo, c’est aussi permettre aux personnes encore sous-représentées dans l’industrie d’accéder aux espaces où se transmettent les connaissances, où se créent les réseaux et où peuvent naître de futures opportunités professionnelles.
Gamescom et Gamescom dev ont ainsi permis à Lidia et Line d’apprendre, de rencontrer d’autres professionnel·les, mais aussi de se projeter différemment dans leur propre carrière.
Toutes deux recommandent sans hésiter l’expérience aux autres membres de la communauté : une opportunité de développer son réseau et ses connaissances, mais aussi, dans une période particulièrement difficile pour l’industrie, de retrouver de l’enthousiasme et de se rappeler ce que l’on souhaite y apporter.
Nous sommes fières d’avoir pu contribuer, grâce à ce partenariat avec Gamescom, à rendre cette expérience accessible à deux membres de notre communauté et nous espérons pouvoir ouvrir encore davantage de portes de ce type à l’avenir.